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Samedi 22 Novembre 2008


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Les vertus du cousinage à plaisanterie vues par un sociologue ivoirien




Source: APS



Le chanteur peul Baba Maal en compagnie de Sérères
Le chanteur peul Baba Maal en compagnie de Sérères

Le sociologue ivoirien Paul Nda a fait l’éloge du cousinage à plaisanterie, soulignant que sa pratique ancestrale en Afrique a permis aux sociétés d’éviter le pire dans bien des situations à travers la demande de ‘’pardon’’ en cas de faute commise et la ‘’prévention’’ de chocs frontaux.

Dans un panel sur ’’Les Alliances à plaisanterie’’ présenté mercredi à Yamoussoukro à l’occasion du colloque marquant les 10 ans du Réseau des instances africains de régulation de la communication (RIARC), M. Nda a décrit le cousinage à plaisanterie comme un mécanisme de régulation à double vertu dont la première consiste à obtenir d’un membre de la société qui se sent offensé le pardon pour que la communauté ne se sente pas elle-même mal.

Dés lors qu’une faute est commise, l’alliance à plaisanterie entre en action pour que celui ‘’qui a mal ne contamine pas la société’’ en gardant rancune, renseigne le sociologue qui ajoute que ce dernier est ainsi prié de ‘’laisser tomber pour ne pas faire mal à tous’’. Celui est blessé ‘’voit rouge’’ et nourrit ‘’une haine’’ susceptible par effet psychologique d’indisposer ses proches, d’où la communauté entre vite en scène et procède à la réconciliation via le pardon, explique Paul Nda, par ailleurs professeur à l’Ecole normale supérieure d’Abdidjan.

La seconde fonction de l’alliance à plaisanterie porte sur la prévention des conflits qui s’effectue par le ‘’jeu de la plaisanterie’’, un procédé apte à permettre ses usagers de se dire ce qu’il n’auraient pu se dire dans un tout autre cadre. Donnant l’exemple de plusieurs sociétés africaines dont les bambaras, il a indiqué qu’ils arrivent même à ‘’s’insulter’’ ou ‘’se confisquer mutuellement des objets’’, histoire de ne pas déboucher sur conflit véritable.

Dans le même ordre d’idées, Paul Nda a cité l’exemple des habitants du Sud, soulignant qu’il leur arrive via des danses de ‘’s’insulter copieusement et de divulguer certains secrets. A l’occasion, ‘’les propos sont acerbes, durs, rudes, mais le jeu est accepté’’, affirme-t-il.

Il en est de même chez les Mossis où ‘’le chant d’insulte’’ a un rôle cathartique, selon le professeur qui que ce soit chez les wolofs au Sénégal ou dans plusieurs autres ethnies d’Afrique ‘’le jeu de la plaisanterie est au service de la régulation’’.

Interpellé par plusieurs intervenants au motif qu’il a dressé un tableau trop idyllique de l’alliance à plaisanterie quand on sait qu’elle a été incapable d’éviter beaucoup de conflits sur le continent sans compter que dans l’histoire elle n’a pas empêché à certains rois de régner par la terreur, il a déclenché un tonnerre d’applaudissements en demandant à ses interlocuteurs qu’est-ce qui serait arrivé à l’Afrique si elle n’avait pas ce mécanisme qu’ils brocardent.

En vérité, les communautés ont mis en place des règles pour ‘’vivre le mieux que possible’’, a-t-il dit, soulignant que, certes, les alliances à plaisanterie ne permettent pas toujours d’éviter les conflits mais elles sont une base à partir de laquelle ont peut s’appuyer pour bâtir une société apaisée.

Le panel présenté par le professeur Paul Nda entre dans le cadre du colloque international ‘’Régulation, démocratie et bonne gouvernance’’ organisé à l’occasion des festivités du 10-ème anniversaire du Réseau des instances africaines de régulation de la communication auxquelles prennent part aux côtés d’une trentaine de ses homologues le Conseil national de la régulation de l’audiovisuel (CNRA) du Sénégal conduit par sa présidente Nancy Ndiaye Ngom.

Les travaux du colloque qui ont repris jeudi matin par deux panels sur ‘’Régulation et autorégulation des médias’’ et ‘’Convergence des systèmes mondiaux, divergence des législations nationales et perspectives’’, s’achèvent dans la soirée par la lecture du rapport général et des recommandations.

340 délégués en provenance d’une trentaine d’instances de régulation d’Amérique, d’Europe et d’Afrique participent aux festivités du 10-ème RIARC qui se poursuivront par des visites de sites touristiques et industriels avant d’être clôturées par une soirée de gala présidée samedi à Abidjan par le Premier ministre Guillaume Soro.

L’animation sera assurée par la diva Aicha Koné accompagnée par l’orchestre de la Garde républicaine.

CTN

Jeudi 21 Août 2008 - 14:23
alpha-2.info La Rédaction N/C/D
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1. Posté par SIDIKY le 21/08/2008 14:39
cet ivoirien (y voit rien) n'a rien compris c'est pourquoi, il n a rien dit de consistant

2. Posté par fatou le 21/08/2008 15:07
Vous qui connaissez tout pourquoi vous n'en avez pas parlé.Dit que tu ne comprend pas ce qu'il a voulu dire parce qu'on peut ne pas comprendre.

3. Posté par karim le 21/08/2008 15:12
çaCela montre que la culture africaine est riche.Mais cela n'existe nul part ailleurs. Mais est qu'on ne nous envie même pas sur notre richesse.

4. Posté par bibi le 21/08/2008 15:41
La seconde fonction de l'alliance à plaisanterie porte sur la prévention des conflits qui s'effectue par le ‘'jeu de la plaisanterie'', un procédé apte à permettre ses usagers de se dire ce qu'il n'auraient pu se dire dans un tout autre cadre. Donnant l'exemple de plusieurs sociétés africaines dont les bambaras, il a indiqué qu'ils arrivent même à ‘'s'insulter'' ou ‘'se confisquer mutuellement des objets'', histoire de ne pas déboucher sur conflit véritable.

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